La psychiatrie comme pratique de la relation ,menacée ,filtrée d'une sémantique aliénée d'une syntaxe du commun à itération tranquille, se saisit déjà de sa plus exacte équivoque. C'est à dire du fragmentaire,du chosal ;une abomination mécaniste con-fusionnant -d'allégresse-les outils,les objectifs...et ceux qui les portent.

Une  économie  du Massif néo-capitaliste qui infiltre avec l'éclatance du verbe ,infiltrant jusqu'au paragraphe..qu'un zyklon B n'effraierait pas:sapant le Libre et sa tentative,la parole,le lien et son intime...donc le soin !

Nivelant le sens du détail et de l'être ,toutes ces instances réticulaires d'un ordre pervers ..et qui proposent ,historiquement d'ailleurs , la structure du Contrôle.

Cela propose une auto-destruction interne des modes à exister et à agir..à l'hôpital (psy),dans la rue,au travail...pensif ou groggy sur une bouche de métro..devant la télé qui enseigne..

Un sentiment croissant d'impasse et de fatalisme.

 

D'y répondre: la rage,la colère émancipatoire. La réouverture de l'idée de limite-et celle associée du refus- en retour à cette lèpre qui non plus qu'uniformiser et contraindre,décline l'anomie en religion d'état : les novlangues-pacifiantes  moquant/exaltant tous les jours des pratiques d'un autre age et qui ne se cachent plus.

 

Ici à Nuit-Debout,le radical de la question citoyenne affronte :et l'affront de la panoptique ,et son efficace ..les souffrances associées et la cyanose d'une société moribonde...

La commission Psy-Soin-Accueil : un appui, un champ,une agora du social et de la chose publique où un Nous déviant -donc salvateur- propose à la Folie de renaître à ses belles et point-si-vieilles luttes issues de la Résistance.

 

Bravant l'assaut des monades atomisées d'un système malade ,rythmé par des médias complices et jouisseurs, et l'écueil d'un consensus emprunté à la machine, cet éveil d'un Nous-Compagnon (publics accueillis et soignants militants , civils-concernés autour..) revendique en cette place, (et l'ambition est certaine) de déplacer ces pseudo-complexités ataviques et nauséabondes  (rejetons d'une fallacieuse logique arithmétique écrasant tout vrai débat politique : le musèlement-hygiéniste et le global pour dissimuler l'évidence de l'intérêt  d'une poignée et la violence acolyte) qui opacifient l'urgence du questionnement .

Pénétrer le coeur et la tête d'une clinique respectant les singularités de chacun :c'est le passage à l'acte d'un humanisme allègre et déterminé qui ne se couchera que d'observer les étoiles.

La clairvoyance qui se sait toujours en chemin,le souci d'une vie digne -et pour tous-et non pas le conformisme chausse-trappe des brutes ministérielles planquant la cohésion du plusieurs sous le tapis  ..digérant jusqu'au  fou l'essentiel de ce qui nous fait Autre.

 

                                                                                                      laurence renaud