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Compte rendu de la 1ère réunion (18h-18h30) de l'AG de la sous commission Soins-AcceuilPsychiatrie

 

- Retour sur la création de cette sous-commission : suite à un appel pour la manifestation du 31 mars contre la loi El Khomri, un cortège psychiatrie conséquent s'est constitué. Une première réunion à Nuit Debout a eu lieu montrant une mobilisation importante et un intérêt des badauds sur place, d'où la décision d'organiser ces regroupements.

Le but proposé, à discuter :

* convergence avec les soignants de la santé

* développement de la lutte dans la psychiatrie

* quelle pratique veut-on ?

 

-Sur la mobilisation à Ville-Evrard :

* mobilisés depuis plusieurs mois. Revendication d'une dérogation à l'inclusion dans le GHT car atteinte à une certaine idée de la psychiatrie et perte de moyens.

* comité d'action composé de l'intersyndicale + collèges des médecins, des cadres sup et des psychologues. Opposition à l'ARS et à la direction de l'hôpital

* prochain comité d'action : le 22 avril à 13h30-14h dans le local syndical à Ville-Evrard

* liens tissés : avec l'HP Laborie à Poitiers et l'HP Esquirol à Saint-Maurice

* prochaines actions : manifestation du 28 avril et du 1er mai + une action locale le 17 mai en réponse à une provocation de la directrice (organisation d'un séminaire et de comité de pilotage).

* une pétition a été mise en ligne

* coordonnées de contact : #ActionVE, actionVE@gmail.com

 

- Sur la mobilisation aux Murêts :

* contacts syndicaux déjà pris

* à la CME il y a 15j, les GHT étaient considérés comme un mal nécessaire. Projet de lancer une CME exceptionnelle afin de mobiliser les médecins

* action prévue dans 10 jours (à préciser) : forum dans l'enceinte de l'HP - Idées d'actions :

* créer des stands de soins psychiatriques sur la place, à l'image de la commission Avocats debout

* faire des veillée festive dans l'HP même (plus facile si existence d'un club thérapeutique)

* organiser des sorties thérapeutiques à Nuit debout. Un débat se forme : il y aurait un veto posé du fait du plan Vigipirate. Mais si 15 HP en grève le faisaient, ils pourraient dépasser ça. Mais les soignants auraient quand même un rapport de leur cadre. Mais y a des grèves qui ont fait tomber des dictatures, alors pourquoi pas un veto de cadres ?

* écrire un texte à partir de la sous-commission et le diffuser dans tous les HP

 

- Analyses proposées:

* sur les formes d'action : envisager d'autres actions que le stoppage de l'activité professionnelle ? Mais chaque hôpital fait comme il peut et comme il veut. Question sur comment avoir de l'impact : la grève administrative, ils s'en fichent, il faut faire des actions. Les derniers mouvements de grève ont été efficients avec des prises de contact avec les élus, avec la population locale.

* question de la place des patients dans le mouvement (revient souvent dans le discussions) : comment élaborer avec les usages pour élaborer des réponses thérapeutiques ? Une idée de la psychothérapie institutionnelle était la négocation avec la population. Rappel qu'en mai 68, Angers avait fait une grève qui avait donné lieu à la création de leur club thérapeutique. Rappel également qu'en 97 à Perray-Vaucluse, il y eu une grève, on s'imagine pas les fonctions que peuvent prendre les patients. On demande aux gens de Ville-Evrard comment s'impliquent les patients dans leur mobilisation : certains sont venus en AG mais pas de préparation par rapport à ça jusqu'à maintenant, par contre on peut développer ce genre d'action. Quelqu'un évoque qu'il faudrait faire intervenir les familles aussi. => Accord consensuel pour faire venir les patients dans les AG qui se constitueront.

* dès qu'on parle de psychiatrie sur la place publique, ça génère quelque chose entre soignants et patients

* un habitant de Villejuif évoque le fait que de plus en plus de gens se retrouvent en psychiatrie, il y a un mélange entre misère et psychiatrie, il ne faut pas que l'HP receuille tous les gens.

* question de l'autisme : il faut évoquer le problème de l'exclusion des enfants, notamment autistes mais pas seulement, en Belgique. C'est un scandale qui existe toujours, ça coûte 3000 euros par enfants, payés par la Sécu et les Conseils généraux. C'est des institutions qui pratiquent la camisole chimique. Le frère d'un jeune interné comme autiste témoigne qu'on lui a dit que l'autisme était une maladie rare. Quelqu'un intervient pour dire qu'il s'agit peut-être simplement d'une manière d'être et demande s'il existe un site qui dénonce les abus de la psychiatrie.

* Problème du champ de l'enfance : il y a une destruction généralisée des services publics. Beaucoup d'enfants ayant besoin de soins n'ont pas de place en CMPP. La question du soin ne se réduit donc pas à la psychiatrie : tous les soignants qui croient au soin psychique doivent s'entendre : le soin n'est pas que de la rééducation et du médicaments.

* Problème de l'uniformisation des pratiques : le concept de santé mentale est politique, il faut se demander qu'est-ce qu'on a à défendre ? La question « on veut soigner quoi ? » doit être posée mais la psychiatrie actuelle impose des cases toutes faites et ferme la réflexion. Il y a de nouvelles pratiques qui arrivent (du Canada?) : empowerment, théorie du rétablissement. Il faut définir ce qu'on veut défendre.

* Analyse historique : les soins psychiatriques ont avancé à partir de 1945 car les soignants se battaient sur deux plans : sur les dispositifs de soins et leur qualité d'un côté, sur des combats catégoriels de l'autre. Aujourd'hui, il n'y a de combats que catégoriels. Bref, il faut inventer de nouvelles pratiques avant de demander plus de moyens.

* Question de la spécificité de la psychiatrie : avec les GHT, la spécificité de la psychiatrie continue à se perdre, ça devient de la neurologie. Tout le monde est attaqué dans la santé mais en psychiatrie ce qu'il y a en plus, c'est que personne ne dit à un cardiologue comment faire une opération alors qu'en psychiatrie oui. La psychiatrie ne se réduit pas au corps, il ne faut pas qu'elle se fonde dans la santé mentale.

* Intervention de la sous commission convergence des luttes : proposition d'une banderole pour le 28 mars « santé pour tous ». La psychiatrie est attaquée comme les autres hôpitaux. On pense écrire un tract pour les hôpitaux. - Rédaction d'un texte qui sera lu à la seconde réunion : (texte à inclure) - Sur le bloc de la sous commission, il y a une adresse mail pour poster des témoignages